CLINIQUE DU GENOU Clinique de l'Arthrose
CLINIQUEDU GENOUClinique de l'Arthrose 

LES PATHOLOGIES DES MÉNISQUES

UN MÉNISQUE ? QU’EST-CE ?

 

Les ménisques sont les « amortisseurs » du genou. Situés entre le fémur (en haut) et le tibia ( en bas) Ils sont constitués de cartilage élastique appelé « fibrocartilage » et sont indépendants du cartilage articulaire qui recouvre l’os dans l’articulation.

Il y a un deux ménisques par genou :

Le ménisque médial (ou ménisque interne) a une forme de « C » tandis que le ménisque latéral (ou ménisque externe) a une forme de « O ».

Le rôle des ménisques est avant tout d’absorber les chocs (lors d’un saut par exemple). En plus, les ménisques contribuent à la mobilité harmonieuse (et fort complexe) du genou.

Le rôle des ménisques est donc primordial au bon fonctionnement des genoux.

 

Compte tenu de l’importance des contraintes reçues par les ménisques, ils sont fréquemment l’objet de lésions. Les lésions des ménisques peuvent être diverses :

  • Simple fissure incomplète.
  • Fissure complète (déchirure) qui peut avoir diverses localisations et diverses orientations.
  • Désinsertion du ménisque qui peut également avoir diverses localisations (racines méniscales, mur méniscal…etc).

 

Autrefois les « vieux chirurgiens » ouvraient le genou et retiraient les ménisques. Évidemment, ce type de pratique est révolu.

Désormais, il est de rigueur de tenter au mieux une réparation du ménisque et au pire une ablation très limitée de la zone malade du ménisque uniquement. Ces interventions sont intégralement réalisées sous arthroscopie

 

Ce qu’il faut retenir :

  • Les ménisques ont les amortisseurs du genou
  • Il y a un ménisque médial et un ménisque latéral dans chaque genou
  • Il ne faut plus retirer tout le ménisque abimé mais tenter de le réparer
  • Quand la réparation n’est pas possible il faut retirer le moins possible de ménisque.

 

QU’EST-CE QUE L’ARTHROSCOPIE ?

 

L’arthroscopie consiste à opérer une articulation (ici le genou) sans jamais l’ouvrir en y insérant une fibre optique reliée à une caméra Très Haute Définition ( 4K ou 7K). Une simple incision de 8 à 10 mm suffit à faire passer la caméra. Une autre incision « instrumentale » de 5 à 10 mm permettra le passage des instruments de chirurgie. Grace à l’arthroscopie, on peut désormais effectuer de nombreuses opérations sans laisser de disgracieuse cicatrice sur le genou.

 

LES LÉSIONS MÉNISCALES

 

A cause de sa localisation anatomique, le Ménisque Médial (ou interne) est le plus souvent touché. La plupart du temps, c’est la « corne postérieure » du ménisque qui est atteinte.

Le ménisque peut se déchirer lors d’un effort sportif (au football par exemple) mais pas seulement ! de nombreuses situations anodines peuvent occasionner des lésions du ménisque :

  • Position à genoux prolongée (bricolage, jardinage, plomberie, pose de parquet , de carrelage, de moquette…)
  • La position en tailleur (position du « lotus » en yoga)
  • Un faux mouvement en se relevant de la position accroupie
  • Glissade dans la rue ou dans un escalier
  • En poussant un objet lourd au sol (voiture, palette…)
  • Spontanément sur un genou arthrosique ou sur un ménisque déjà usé par le temps.

 

À l’extrême, le ménisque peut se déchirer en anse de seau et une languette vient se bloquer dans le genou, empêchant parfois d’étendre ou de plier le genou. C’est le « blocage méniscal ».

 

Le Ménisque Latéral (ménisque externe) est moins souvent blessé. La plupart du temps, les mécanismes sont les mêmes que pour le ménisque médial. Les rupture du Ligament croisé Antérieur sont fréquemment associées à une fissure du ménisque latéral.

Le plus souvent, c’est la « corne antérieure » ou le « segment moyen » du ménisque latéral qui sont touchés.

Parfois la fissure se complique d’un « kyste para-méniscal ».

Le ménisque latéral a parfois une forme originale dite « discoïde » qui favorise les lésions méniscales.

 

Un ménisque fissuré ne cicatrise jamais tout seul. Contrairement à la peau qui cicatrise en quelques jours grâce aux vaisseaux sanguins qui apportent le « sang » nécessaire, le ménisque ne contient que peu de vaisseaux. En réalité, on distingue 3 zones au ménisque :

  • Zone rouge-rouge : située en périphérie du ménisque, elle est relativement bien vascularisée et peut parfois cicatriser spontanément
  • Zone rouge-blanc : Zone intermédiaire, mal vascularisée, sa cicatrisation est très incertaine en l’absence de suture chirurgicale.
  • Zone blanc-blanc : la zone la plus interne du ménisque ne contient aucun vaisseau et n’a donc aucun potentiel de cicatrisation.

 

Une fissure méniscale, comme une fissure dans un mur risque fort de s’agrandir avec le temp si rien n’est fait pour la stopper.

 

Ce qu’il faut retenir :

  • Selon la localisation de la fissure dans le ménisque, il sera ou non possible de proposer une réparation.
  • Il est malheureusement très facile de s’abimer les ménisques.
  • L’arthroscopie est une technique chirurgicale qui permet de réparer les ménisques sans ouvrir le genou.

 

COMMENT FAIT-ON LE DIAGNOSTIC DE LÉSION MÉNISCALE ?

 

La plupart du temps, la douleur commence brutalement sans que le patient ne puisse le rattacher à un évènement précis. La douleur s’aggrave dans les jours qui suivent, parfois accompagnée par un épanchement de synovie. La douleur va ensuite s’améliorer dans les jours qui suivent.

 

Si le patient consulte son médecin traitant ou un service d’urgence, le diagnostic est rarement fait et il est souvent évoqué une « tendinite », une « entorse » ou de « l’arthrose ». des anti-inflammatoires sont parfois prescrits et peuvent améliorer les douleurs.

 

La douleur va récidiver fréquemment car le ménisque n’a pas cicatriser. Il faut alors consulter un chirurgien orthopédiste. L’examen clinique du genou met en évidence une vive douleur à la palpation des ménisques : c’est le « cri méniscal » ou « cri de Oudard » (Aïe !). On peut également avoir des douleurs reproduites au « Grinding test » qui met en contrainte le ménisque.

Les radiographies standard sont normales puisqu’elles ne voient pas les ménisques. Le diagnostic est confirmé par une IRM qui montre également le type de fissure, sa localisation et son étendue.

 

Ce qu’il faut retenir :

  • Les fissures dans les ménisques sont difficiles à diagnostiquer,
  • L’IRM est le meilleur examen pour faire le diagnostic de fissure du ménisque,
  • Il faut consulter le chirurgien orthopédiste au moindre doute sur une fissure méniscale.

 

QUEL TRAITEMENT POUR UNE FISSURE MÉNISCALE ?

 

Le traitement dépendra de plusieurs paramètres :

  • Age du patient
  • Type de fissure méniscale et sa localisation
  • Demande fonctionnelle du patient
  • Date de l’accident lorsqu’il est identifié

À partir de ces critères, le chirurgien peut proposer plusieurs types de prise en charge :

  • Chirurgie d’emblée : Elle sera proposée en première intention lorsqu’il y a un blocage méniscal aigu ! Un jeune patient présentant une fissure méniscale aigue dont la localisation permet d’espérer une bonne cicatrisation est aussi une indication chirurgicale de première intention.
  • Traitement médical premier : un traitement associant des antalgiques, de la rééducation, des semelles orthopédiques et éventuellement des infiltrations du genou peut être proposé.

En cas d’échec de ce traitement médical après 3 mois, il faudra alors parfois propose la chirurgie en alternative.

  • Abstention thérapeutique : si le patient ne présente aucune symptomatologie alors que l’IRM montre une fissure (découverte fortuite par exemple), il n’est pas utile de proposer un traitement : « on ne soigne pas l’IRM ou les Radios mais le patient qui vient avec ! »
  • Une exception : certaines fissures méniscales asymptomatiques présentent un bon pronostic de réparation chirurgicale et augmentent le risque de survenue d’arthrose si on les laisse sans opération. Il est alors légitime de proposer une chirurgie de suture du ménisque sous arthroscopie.

Il existe grossièrement 2 types de chirurgie méniscale à la clinique du Genou. Elles sont toujours réalisées en chirurgie ambulatoire :

  • Réparation méniscale sous arthroscopie : La suture méniscale est proposée chez des patients plutôt jeunes, actifs ou sportifs lorsque la fissure est située en zone favorable (rouge-rouge ou rouge blanc). La suture méniscale est un moyen de prévention de la survenue d’arthrose. En réparant le ménisque, celui-ci va reprendre son rôle d’amortisseur anti-choc et de guide du genou. Toutefois, il faut soigneusement sélectionner les patients candidats car les suites post opératoires sont plus contraignantes : marche en appui « soulagé » à l’aide de béquilles pendant 3 semaines. La marche en plein appui sera reprise par la suite. La reprise du sport est attendue au 3eme mois post-opératoire.
  • Méniscectomie partielle sous arthroscopie : Lorsque le ménisque est douloureux mais que la suture n’est pas envisageable, chez des patients peu demandeurs sur le plan sportif ou plus âgés, on proposera une chirurgie d’ablation partielle la plus économe possible de la zone malade du ménisque. Cette technique a l’avantage de permettre un retour rapide aux activités (marche en plein appui dès la sortie de la clinique le jour même) et une reprise du travail accélérée. Toutefois, le risque d’arthrose est majoré. Il faut cependant nuancer un point : Ce n’est pas la méniscectomie qui aggrave le risque d’arthrose mais le fait que le ménisque lésé ne remplît plus son rôle d’amortisseur. La méniscectomie économe doit être effectuée par un chirurgien entrainé pour ne pas être excessive.

Ce qu’il faut retenir :

  • Il faut tenter de préserver le ménisque,
  • Le chirurgien peut réparer le ménisque ou retirer la zone abimée,
  • Le choix de la technique dépend de nombreux facteurs très spécifiques,
  • C’est une chirurgie qui nécessite un chirurgien très spécialisé .

 

EST-CE UNE URGENCE ?

 

Seul le blocage aigue méniscal est une urgence fonctionnelle. Il faut débloquer le genou au plus vite pour éviter l’enraidissement et essayer de refixer le ménisque abimé.

La réalisation d’une réparation méniscale obtient de meilleurs résultats si elle est effectuée précocement (dans les 3 à 6 mois qui suivent la lésion).

 

QUELLES SONT LES SUITES DE L’ARTHROSCOPIE POUR LESION MENISCALE ?

 

Les suites sont bien entendu différentes selon qu’il est effectué une suture méniscale ou une méniscectomie partielle.

Dans les deux cas, il s’agit d’une chirurgie réalisée au cours d’une hospitalisation ambulatoire.

 

Pour les sutures méniscales, un appui soulagé est prescrit pour une durée de 21 jours à l’aide de 2 cannes béquilles. Il est donc souhaitable d’attendre 1 mois avant la reprise du travail et la reprise de la conduite.

 

Pour les méniscectomies partielles économes, l’appui sur le genou opéré est autorisé dès la sortie du bloc opératoire. L’arrêt de travail prescrit dépendra donc du type d’emploi. Les cannes sont prescrites pour aider les tout premiers jours et pour vous rassurer lors d’une marche prolongée. Rapidement, elles deviennent inutiles.

 

Dans tous les cas, de la rééducation chez un kinésithérapeute sera nécessaire dans les jours qui suivront l’opération. La reprise du sport doit attendre 3 mois post-opératoire (le vélo et la natation peuvent être  repris un peu plus tôt).

Pendant ces quelques semaines qui suivent l’opération, le genou peut rester douloureux puis la douleur va petit à petit diminuer jusqu’à devenir nulle. Le patient peut parfois sentir des petites « décharges douloureuses » fugaces. Elle sont liées à la cicatrisation des filets nerveux de la peau.

 

La cicatrisation du ménisque et des tissus du genou va prendre environ 6 semaines au total. Au-delà de ce délais, le ménisque continue de se remanier pour retrouver petit à petit sa fonction initiale. Il est de rigueur de dire que le genou va continuer de s’améliorer tout au long des 6 à 8 mois qui suivent l’intervention.

La cicatrisation sera plus rapide chez un jeune patient sportif. Ceci signifie que plus années passent, plus il faut être patient…

 

Ce qu’il faut retenir :

  • La chirurgie de réparation méniscale est plus exigeante et contraignante que la méniscectomie partielle,
  • La chirurgie se fait en ambulatoire,
  • La rééducation est parfois longue,
  • Les résultats sont bons à court, moyen et long terme.

 

Y'A T'IL UN RISQUE D'ARTHROSE A LONG TERME ?

 

En cas de recours à une méniscectomie économe, le risque existe. Il faut cependant préciser que le ménisque abimé ne joue déjà plus son rôle d’amortisseur et de protecteur du cartilage. La méniscectomie partielle économe augmente peu le risque de survenue d’arthrose par rapport à l’abstention thérapeutique.

La chirurgie de réparation méniscale (sutures) a quant à elle pour objectif d’éviter la survenue d’arthrose en restaurant l’effet protecteur du ménisque.

A la CLINIQUE DU GENOU, nous recommandons le port de semelles amortissantes sur mesure après les méniscectomies et les sutures méniscales, surtout chez les sujets jeunes, pour limiter encore plus ce risque théorique.

 

Ce qu’il faut retenir :

  • La fissure méniscale augmente le risque d’arthrose.
  • La réparation (suture) méniscale permet souvent de diminuer ce risque au minimum.
  • La méniscectomie économe augmente peu le risque d’arthrose mais ne le diminue pas.

EN CONCLUSION

 

La pathologie méniscale est une affaire de spécialistes. L’expertise nécessaire au diagnostic parfois difficile d’une lésion méniscale requiert un chirurgien orthopédiste entrainé. A la clinique du genou, nous nous efforçons de proposer à chaque patient, une solution «  sur mesure » adaptée à sa demande, sa douleur et son mode de vie. L’objectif premier de la prise en charge est de rendre au patient une qualité de vie durablement satisfaisante.

 

Comment nous joindre ?

 

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